Les Champions de l'Empereur

tout ce qui touche le warhammer
 
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Kabuto
apothicaire


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MessageSujet: Extrait :   Mar 29 Jan à 16:52

Golgoth en plein furvent donne quelques directives avant l'arrivée de la prochaine rafale :

Golgoth releva lui-même toutes les filles, Une par une. Il ajusta son casque profilé, cette merveille, puis il se retourna :
- On sort immédiatement, la vague va arriver très vite. Ecoutez-moi : On contre en goutte ! Horst et Karst, vous prenez les traineaux avec les crocs. En bout d'aile, je veux Léarch à gauche et Steppe à droite. Si l'on s'écroule devant, Erg, Talweg et Klaus, Vous étayez ! Si le fer cale, le pack se rapproche et bloque la reculade. Illico ! Jusqu'à ce qu'on ait le jus pour relancer. Si le pack gicle, couchez-vous et refoutez-vous en formation en rampant, jusqu'à ce que je gueule "Debout !".
Les crocs, juste un conseil : quand la première vague va débouler, le réflexe - on l'a tous fait, vous ferez la connerie comme nous - c'est d'ouvrir la bouche. Si vous voulez crever, ça reste la meilleure idée. Sinon, vous la bouclez, ça prolongera votre espérence de vie jusqu'à la deuxième vague. Pigé ?

Oroshi donne à son tour quelques conseils :

Serrez au sang vos ceintures et vos lanières : chevilles, poignets, aisselles. Partout ou ça va claquer. Bonnets et casques enfoncés jusqu'à l'arcade. Ajustez vos protections aux jambes, Après il sera trop tard. Laissez du jeu pour le plastron, ne vous étouffez pas ! Sanglez vos sacs aux épaules. Rien ne doit bouger ou flotter. Le furvent est un serval dont la griffe aime votre peau. Tout ce qui reste à nu criera ! Gants pour ceux qui en ont, les autres filent vers Alme pour se faire bander les mains. N'essayez jamais de respirer directement, mais toujours à travers l'étoffe ou dos au vent, si vous le pouvez. Quand la vague déferlera, protégez votre tête et si vous êtes encore conscients, vous priez l'esprit qui vous est proche.

Aoi panique :

Est-ce que tout le monde ici a pour but de mourir ? On va tous y passer !

Golgoth s'amuse :

Toi ouais : Tu vas te faire dépuceler ma jolie... hahahaha

Aoi :

Pourquoi on est pas resté derrière ce mur ?

Oroshi :

Parce-que ce mur va s'écrouler sous l'onde choc. avant même que la vague ne le touche.
N'anticipe pas la peur. fais simplement ce que je te dirai, à l'exact moment ou je le dirai.

- Protégez-vous !

- Putain de merde....
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Kabuto
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MessageSujet: Re: Extrait :   Jeu 7 Fév à 18:21

Comme chacun sait, Golgoth et Alme ne s'aiment pas beaucoup.
Voici un passage ou Le traceur parle de la soigneuse. Pour minimiser un peu ses paroles très dures, disons que c'est juste après une engueulade.

Le poids mort du troupeau, ouais, pire qu'un traîneau, la Capys : une vache à lait, au mieux, sans lait. Et laide. A quoi elle sert ce tas ?
j'ai jamais compris les hordonnateurs là-bas à Aberlass. Soigner quoi ? Soigner qui ? Si t'es malade , tu te bats, tu vas pas chougner dans les jupes d'une femelle qui va te donner un bol de soupe de saule à dégueuler du vert par les naseaux toute la nuit ! Virez moi ce boulis...

Sans commentaire !


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Kabuto
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MessageSujet: Re: Extrait :   Dim 10 Fév à 10:28

Petite discussion entre experts pour choisir la marche à suivre avant un gros coup de vent. Ensuite c’est bien sur Golgoth qui tranche et prend la décision.

Talweg est resté un long moment découpé dans l’embrasure, avec son manche à air et son marteau en travers des reins. Puis il a disparu pour revenir, le visage dur, les cheveux orangés, vidant entre ses pieds un tas de sable si fin qu’il fumait en coulant.
Talweg :
- J’ai fait mes prélèvements. Sable sur latérite pure ! Pas de quartz ni de mica, les grains qu’on a essuyés tout à l’heure venaient des remparts. Ca veut dire qu’il n’y a rien sur des lieues en amont. Le désert, les gars ! Et certainement aucun village.
Oroshi :
- Notre botaniste confirme ? Steppe ?
Steppe :
- Ouais. Du bush sans miracle : de l’eucalyptus, quelques chênes nains et des boules de spinifex partout, à en brouter. C’est le même bouquet depuis deux semaines. On finit par le connaître.

- Donc sans danger si on reste loin des eucalyptus ?

- Sans danger si l’on trouve chacun un trou avec une butte de spinifex devant où crocheter sa mâchoire et suffisamment de chance pour ne pas bouffer son poids en sable d’ici la fin des réjouissances ! non Oroshi, c’est plus que risqué. Le spinifex est bas : il ne vaut pas le buis, il est moins couvrant.

- Qu’est-ce que vous recommandez tous les deux dans ce cas ?

- On se couche ici devant le mur, ventre à terre. On sort la corde et on s’attache.

- Et si ça lâche aux jointures ? vous avez vu ce mur, on dirait une grille ! on peut aussi être pris dans un rotor, avec les déchets lourds…

- On connaît ces risques. Ils restent moins forts que de se balader tout nu au beau milieu de la plaine en espérant dénicher Le bosquet. Le bosquet qui coupera le flot sans l’arrêter, bien laminaire, sans tourbillon ni rotor vicieux, le miracle fait buisson quoi !

- En plaine, loin des habitations, les impacts d’objets sont plus rares, Steppe. Il suffit de trouver un site adéquat et de savoir placer ses apnées dans la vague.

- Oroshi, personne ici ne remet en cause ton expertise des vents. Tu es de nous la plus apte à survivre dans ce merdier hurlant. Le problème, ce sont les autres. Tu as vu Nadial ? Si Léarch ne l’avait pas aidé, il était en charpie !

Golgoth :
- Je vais vous dire ce que je pense : tant qu’à finir raclé, j’aimerais autant que ce soit de l’autre coté de ce mur, et tous ensemble, qu’ici dans ce village de pouilleux qu’à même pas une tour pour fixer un drapeau ! Sortir maintenant, pas la peine de caqueter une heure là-dessus. Même si je dois m’enquiller le schnee en solo, avec mon casque et mon plastron !


Dernière édition par le Dim 17 Fév à 17:06, édité 1 fois
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Kabuto
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MessageSujet: Re: Extrait :   Sam 16 Fév à 10:37

Parfois dans les villages, on demande aux hordiers d’aller dans les écoles pour un petit exposé devant les enfants. Bizarrement, Golgoth se prête volontiers au jeu et Pietro aime l’accompagner.

- Bien les enfants ! Allez, on se concentre s’il vous plaît ! Je récapitule : pourquoi la horde doit-elle remonter la terre à pied, et non pas en navire comme nous ?

- Moi, moi !

- Parce que sinon, ils pourront pas rencontrer les neufs forment du vent et alors leur horde sera pas… pas bonne quoi !

- Elle ne sera pas valable, oui. Et ce savoir leur manquera en extrême-Amont où ils en auront absolument besoin pour achever leur quête. Ainsi l’ont écrit les anciens sages. Quelqu’un peut-il maintenant me dire combien de formes de vent la horde a déjà rencontrées ?

- Cinq !

- Six !

- Oui c’est six. Et pouvez-vous me donner ses six premières formes du vent par ordre de difficulté ?

- La zéfirine, le slamino, le choon, la stèche… euh … le crivetz et le furvent !

- Oui très bien. Un bon point pour Nina ! maintenant, concours de vitesse ! celui qui trouve le premier gagne un boo dédicacé par Golgoth.

- Ouaaaaaiiiiiis !!!

Pietro :
- la question n’a pas encore été posée que tous les enfants sont déjà debout. Le goth s’est détendu. Je crois qu’il a fini par se prendre au jeu. L’enthousiasme des gosses est tellement sincère ! Il nous fait un bien fou…

- quel est le vent le plus… sec ?

- la stèche, répond en un éclair le petit cador que j’avais repéré au début.

- Un point pour Anton !

- Quel est le vent le plus humide ?

- Le choon !

- Oui !

- Quel est – plus difficile, attention – l’autre nom du crivetz ?

- La stikine !

- Le blizzard !

- Oui, deux bonnes réponses.

- Enfin, dernière question, celui qui me donne les trois formations gagne un boo.

Le silence devient impressionnant. Golgoth s’est rapproche des enfants. Il fait un clin d’œil à un gamin qui attend la question comme un furvent…

- Lorsque la horde remonte un vent puissant, quels sont les trois principales formations de contre que le traceur peut faire prendre à son pack ?

Golgoth s’est placé avec discrétion derrière le gamin. Le gosse crie d’abord « la goutte » puis « le delta » et il marque une pause…

- Très bien Romani. Et la dernière ?

- Le diamant !

- Oui bravo ! parfait !

- M’dame c’est pas juste, monsieur Golgoth lui a soufflé.

Mais déjà la fin des cours a recouvert la plainte…
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Kabuto
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MessageSujet: Re: Extrait :   Mer 20 Fév à 17:35

Léarch l’artisan rêve parfois d’un autre destin. Il parle ici du hordier le plus discret, Arval l’éclaireur.

J’aperçus enfin une silhouette, petiote et filiforme qui galopait vers moi. C’était Arval qui posait de proche en proche des pharéoles à sirène. (Elles ululaient mollement dans le crépuscule) J’aurais aimé être éclaireur (parfois), partir en solo, chercher la trace, dénicher le site pour le camp du soir, comme il le faisait. J’étais devenu artisan un peu par hasard. Arval était un bout de gars adorable, d’une humeur impossiblement joyeuse. Il avait du baliser la trace avec des cerfs-volants arrimés, des feux fumants, des cairns et des portiques bricolés, ce qu’il avait pu. A son poste, tellement exposé à la bourde et au plantage, il écopait si rarement les gueulantes de Golgoth que Pietro disait de lui qu’il était le meilleur éclaireur de l’histoire des hordes.
Un môme sauvage, Arval, qui avait poussé dans le veld en amont d’Aberlass, avant d’être repéré par un hordonnateur lors d’une battue au gorce. Du pif, un sens inné de l’orientation, l’instinct des contrevents, la vitesse et l’endurance, il avait tout. Plus la lecture unique des paysages qu’il retenait en y associant des histoires de bagarres entre fauves et chrones, méduses et rapaces, toute une légende qu’il se racontait en courant et qui facilitait d’autant, pour nous, la mémorisation du trajet.

- J’ai pas balisé là-bas, j’y vais. On sait jamais, si sont désaxés !

- Repose-toi, la lueur. Passe-moi tes écouffles, j’irai…

- Laisse voler, j’ai besoin de courir sinon je perds la faim …
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Kabuto
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MessageSujet: Re: Extrait :   Sam 15 Mar à 9:04

Petite discussion entre Sov et Pietro au coin du feu !

-Je voudrais te poser une question. C’est à propos de Golgoth. On m’a raconté des choses dont je voudrais…Enfin, j’aimerais avoir ta version.
-A quel sujet ?
-Sur ce qu’il a fait à Aberlaas. On m’a dit qu’à la fin de la formation des traceurs, quand il n’est resté que trois enfants…On m’a parlé d’une dernière épreuve pour les départager….
-La Strace ?
-Oui, qu’est-ce que c’est ? Explique-moi.
-L’épreuve est célèbre, même les abrités la connaissent. Il s’agit de rattraper une traceuse mécanique de quatre mètres de haut qui remonte un slamino à la vitesse de seize kilomètres par heure environ. L’engin, qui n’est en gros qu’une éolienne posée sur quatre roues, est orienté face au vent. Il est lesté de fonte, bref redoutablement stable en contre ! Le but est d’abord de rattraper la traceuse. Ensuite, si tu y parviens, tu dois la stopper.
-Par n’importe quel moyen ?
-Il n’y a pas de règles là-dessus, aucun interdit. Tu dois la stopper avant qu’elle ait parcouru cinq kilomètres, c’est tout. Les candidats partent avec un handicap de cinq cents mètres –ce qui est énorme. Chacun d’eux a son couloir, large de vingt mètres, une corde et sa traceuse en ligne de mire…
-On m’a dit que Golgoth a éliminé…
-Golgoth n’avait jamais été rapide et il le savait. Il était déjà à l’époque extrêmement trapu, avec les désavantages que tu imagines. Lorsqu’on alla chercher les trois enfants le matin de l’épreuve, un seul se présenta : c’était lui. Le deuxième a été retrouvé dans sa chambre, défiguré à coups de pierre, la cage thoracique méthodiquement défoncée. Le troisième, officiellement, s’est pendu. L’épreuve fut maintenue. L’ambiance, je peux te le dire, j’ai suivi la course dans l’aéroglisseur des scribes, était polaire. Un silence… ! Personne ne pensait Golgoth capable de remonter sa traceuse et personne n’espérait plus qu’il le fasse. A l’entraînement, il avait toujours échoué, huit fois sur huit ! Le signal fut donné. Golgoth partit plutôt lourdement. Il combla pourtant son décalage, au train, après trois kilomètres et demi de course. Dès qu’il fut à hauteur, il se jeta sur le véhicule. Il essaya, à coups de pied, de briser le mécanisme qui couple la rotation de l’éolienne aux roues, puis s’attaqua aux moyeux et aux essieux, avec des pierres. Rien n’y fit, la traceuse continuait. Il lui restait moins d’un kilomètre avant la ligne de disqualification. Il prit alors sa corde, l’attacha par un bout sur le poteau de l’éolienne, le plus haut qu’il put, par l’autre bout à sa taille. Et il sauta du véhicule…
-Complètement con !
-Ceux qui l’ont suivi en char à voile racontent qu’il est tombé à plat ventre et qu’il a été raclé comme ça sur trois cents mètres avant de parvenir à se retourner. Il hurlait à la mort. Quand il a pu toucher la terre avec ses talons, il s’est arc-bouté n’importe comment crispant, par à-coups, la corde de toutes ses forces de gamin, mais rien ne freinait la traceuse, elle filait à bloc, elle l’arrachait du sol, le remorquait comme une pièce de viande, la pure machine, inexorable ! Il allait être disqualifié, la formation serait annulée et reprise à zéro avec d’autres, sans lui, il le savait, il tirait et tirait, par saccades, impuissant, à quatre cents mètres de la ligne maintenant – quand subitement il eut une idée…Les hordonnateurs, je ne fais que répéter ce qu’on m’a dit, je ne l’ai pas vu personnellement, ça me paraît incroyable mais c’est comme ça, les hordonnateurs pleuraient. Ils le suppliaient de lâcher, le gosse était en sang, des pieds à la tête, mais il ne lâchait pas, des cris de souffrance, atroces, d’animal dépiauté, lui échappaient, mais il avait eu une idée.
-Ecoute bien Sov,. C’est un conte comme je ne pourrais jamais t’en inventer. Tellement c’est nu.
-Plutôt que de s’opposer à la traction surpuissante de la traceuse, Golgoth décida de profiter de la vitesse quelle procurait…Il se remit à courir – puis sprinta, petite boule de rien, pleine droite en utilisant l’effet de pendule… Les vélichars qui le suivaient firent un écart, sous la surprise. En pleine course, Golgoth passa la corde sur son épaule, fit deux tours morts au ventre et il fonça, d’un coup de rein désespéré, de tout son poids et de toute sa vitesse, dans la direction perpendiculaire à la ligne de progression de véhicule. Tu me suis ? Pas vers l’arrière, pour freiner : de côté ! Pour faire basculer la traceuse ! La corde claqua sous la violence de l’à-coup. Golgoth fut brisé net par le choc, comme coupé en deux. Il ne se relevait pas. A l’autre bout, l’éolienne avait décollé des deux roues de gauche du sol. Elle resta plusieurs secondes en équilibre, dans son dos, je m’en souviens encore, on était suspendu à elle, on gueulait tous maintenant, mais pour qu’elle tombe, c’était une clameur du fond des tripes, « Tombe ! », quelque chose d’incompréhensible pour qui n’a pas connu Aberlaas, tous les gamins beuglant, un chœur soudé, énorme : « Tooombe ! »…
-Et elle tomba !?
-Elle tomba. Trente-sept mètres mesurés avant la ligne de disqualification.
-Est-ce que… les autres candidats….est-ce qu’on a su si…
-Voilà comment Golgoth est devenu notre traceur. On peut penser ce qu’on veut de lui après ça. Que c’est un assassin, qu’il est fou, ce qu’on veut. Moi, je le respecte. Je n’ai pas été formé à Ker Derban, je n’ai pas été arraché à mes parents à l’âge de cinq ans, on ne m’a pas musclé les cuisses en les frappant à la barre de fer. Je n’ai pas vu mon frère mourir devant moi, tué par la rigueur inepte de mon père. Je ne sais pas qui je serais à sa place. Si même je serais là. Je ne lui demande pas qu’il me tape sur l’épaule quand je rame derrière lui. Je ne lui demanderai jamais rien. Qu’il soit vivant me suffit.
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Kabuto
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MessageSujet: Coriolis   Lun 19 Mai à 17:05

Un soir calme au coin du feu, Coriolis qui était restée discrète depuis son arrivée dans la horde, semble vouloir se livrer. Elle raconte :
Je suis la fille d’un airpailleur pauvre. Nous vivions misérablement dans un petit village au pied d’une petite montagne. Les filets de mon père ne récoltaient que de faible quantité de minerais précieux et je devais travailler chez les montagnards pour que nous puissions manger. Le sol était pauvre et le travail des paysans était pénible.
Ma mère était morte en me mettant au monde et je crois que mon père m’en a toujours voulu. Pourtant, En grandissant, il m’appelait souvent par le nom de ma mère. Je crois qu’il perdait lentement la raison. J’ai pris peur. Je n’arrivais pas à lui faire comprendre que je n’étais pas sa femme mais sa fille. « Silence gêné».
Sov délicatement lui touche l’épaule et dit : nous comprenons. Continue Coriolis.
Un jour la horde arriva chez nous. Elle venait d’essuyer un furvent et l’un des crocs avait une sale blessure à la jambe. Il était clair que sa jambe était foutue. Les hordiers nous le confièrent et le traceur fit une annonce sur la place du village. Il promettait gloire et honneur à qui voudrait bien les suivre. Mais son annonce n’eut pas tellement de succès car même pauvres, les jeunes du village possédaient une famille et une occupation. Courir le monde n’était pas vraiment envisageable pour eux. J’ai réfléchi toute la nuit et après beaucoup d’hésitation, au petit matin, je suis parti voir le traceur. Je ne pensais pas qu’il m’accepterait. Pourtant sa décision fut rapide. Il m’a dit : Si tu traines ce chariot toute la journée sans te plaindre, tu gagneras ta place dans la horde. Nous sommes partis immédiatement. Je pleurais en pensant que j’abandonnais mon père. Mais quel autre choix avais-je ? Les autres crocs ont été très gentils avec moi et ont été de bons conseils. Au fil des semaines je me suis fait à cette nouvelle vie et un soir le traceur m’a marqué. J’ai fini par me dire que j’avais pris la bonne décision. ..
Parfois mon père me manque…
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Kabuto
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MessageSujet: Re: Extrait :   Jeu 29 Mai à 20:48

Extrait du journal de contre de Sov :

Peut être que tout le monde dans la horde ne le mesurait pas avec la même profondeur qu’Oroshi, Pietro ou moi. Pour beaucoup, le résultat seul émergeait : Erg Machaon était sorti vivant du combat, son adversaire était mort. Ils ne croyaient pas au deuxième poursuiveur --- pas vraiment, ou ils y croyaient avec une conviction lointaine, à la manière dont on croit aux fées ou aux muages de caracole. A vrai dire, j’avais d’abord réagi comme eux ---jusqu’à ce midi où, sous l’impulsion d’Oroshi, nous étions allés voir Erg et lui avions parlé. Le bloc Erg. Moins frappé par sa chair mangée de hachures, avec cette estafilade transversale d’une hélice qu’il n’avait plus su éviter, que son regard. Son regard avait perdu quelque chose qui lui était essentiel : sa morgue. Il eut beau nous réexpliquer le duel, décliner pour nous sa tactique et ses manquements, raconter à nouveau le surgissement du deuxième poursuiveur, sa furtivité, sa disparition, égayer l’ensemble avec son ironie à sec, si particulière, il ne nous rassura pas. Erg n’avait jamais su mentir --- aux autres d’abord, à lui-même ensuite et surtout. A ses yeux, il avait perdu ce combat et il l’avait perdu doublement : face à Silène qu’il avait été incapable de déborder ; face au deuxième poursuiveur, qui, en tuant son adversaire l’avait clairement humilié, lui imposant (Code Ker Derban) la dette d’un combat ultérieur dont Erg devrait accepter et le moment et l’arme et le lieu, ce qui sonnait à nos oreilles et bourdonnait aux siennes, comme la sentence d’un gong.

Erg :

---Il faut que je revoie mon maître. J’ai régressé, gravement….Je suis devenu lent. Trop de combats faciles, beaucoup trop….Je dois apprendre à nouveau.
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